Cultiver soi-même ses fruits et légumes, retrouver le contact de la terre, est un vrai plaisir, pour peu qu’on possède un petit bout de terre. C’est aussi l’occasion de faire un geste pour la biodiversité. Comment ? En adoptant un mode de gestion écologique de son jardin. Préserver son terrain de toutes les pollutions est l’un des engagements de la démarche Refuges LPO, le 1er réseau national de jardins écologiques.

Rouge-gorge familier © Christian Bouchardy

Plus vous cultiverez votre petit bout de terre de façon saine, écologique et de façon diversifiée, plus la biodiversité pourra s’y développer et même vous donner un petit coup de main. La présence de certaines espèces (coccinelle, abeilles, hérisson, chauves-souris, mésange, rouge-gorge familier, …), qu’on appelle des auxiliaires, protègent les végétaux en régulant d’autres espèces comme les limaces, cochenilles, larves de hanneton, chenilles, etc. Leur présence au jardin est très utile et permet ainsi de se passer de l’emploi de produits chimiques grâce à la restauration des équilibres biologiques. Ainsi, pour une gestion saine et sans danger des espaces verts, il suffit donc, la plupart du temps, de restaurer les équilibres écologiques naturels pour favoriser la présence de ces auxiliaires : insectes, oiseaux, hérissons, chauves-souris, etc. Pour cela, rien de mieux qu’un jardin diversifié en essences locales et en micro-habitats.

Et en plus du plaisir de cultiver vos propres fruits et légumes, vous aurez le plaisir d’observer la nature à votre porte et de profiter de tous ses bienfaits. Plus votre jardin sera attractif et accueillant, plus il regorgera de vie.

Quelques actions à mener pour favoriser la présence des auxiliaires :

  • Aménager des abris pour accueillir les auxiliaires pendant l’hiver. Poser, par exemple, des nichoirs pour les oiseaux insectivores, des hôtels à insectes (coccinelles, perce-oreilles, chrysopes…), etc.
  • Diversifier les petits biotopes : tas de branches, litière de feuilles mortes et paillis, pierres (en tas, isolées ou en muret), haies, mare, etc.
  • Ne pas utiliser d’engrais chimique ni pesticides de synthèse : préférer les pièges, les purins, les macérations, les engrais verts et le compost

Consultez la fiche Refuge LPO « Le jardinage biologique et les associations de plantes à privilégier : https://refuges.lpo.fr/partager/ressources/fiches-techniques-refuges-lpo/le-jardinage-biologique